Le tour de la cassette

Un journal vidéoludique

En train de jouer à :

Étiquette : Hollow Knight: Silksong

  • Le tour des cassettes de 2025

    Le tour des cassettes de 2025

    Chefs d’oeuvre, merveilles abandonnées, et consoles rétro

    Image en couverture : From Software via Philomène Gatien

    Rétrospective

    Je garde un journal des jeux que je fais, avec des petites annotations de ce que j’aime et n’aime pas, ainsi que les dates de début de partie et de complétion. Je trouve ça intéressant de voir comment mon année vidéoludique s’est déroulée, de voir les tendances, et surtout, ça me permet de décrire en quelques mots ces jeux qui m’ont accompagné pour que je puisse m’en souvenir (ou pouvoir faire des recommandations à des ami·es).

    On est déjà fermement en 2026, mais il est encore temps de faire une petite rétrospective. Ok, on se lance!


    Dragon Age: The Veilguard (2024)

    20 décembre 2024 – 3 janvier 2025 (73h)

    Bien emmitouflée sous les couvertures durant le temps des fêtes, j’ai passé à travers Dragon Age: The Veilguard et c’était exactement ce que je voulais : un gros RPG lisse et sans friction. J’ai été aussi agréablement surprise de voir qu’un personnage trans (et son histoire de coming out) occupait une place importante dans l’intrigue. En lice pour le prix du jeu le plus mauve de l’année.


    Metaphor: ReFantazio (2024)

    4 janvier – 1er février 2025 (83h)

    Un véritable tour de force visuel, Metaphor: ReFantazio est le premier jeu que je complète du développeur Atlus. Il y a beaucoup à aimer dans ce jeu-fleuve, mais je suis prête à dire que les dernières 20 ou 25 heures (!) sont de trop. Ça finit pas de finir! La musique, qui au départ me laissait froide à cause de son utilisation d’instruments virtuels, a finit par me gagner à l’usure et certains morceaux (Solitary Nights, King’s Verdict et bien sur le thème de combat épique Warriors in Valor) sont devenus des piliers de ma liste de lecture vidéoludique.


    Stray Gods: The Roleplaying Musical (2023)

    1er – 2 février 2025 (6h)

    Après deux jeux monstres de 70 et 80 heures, j’ai eu besoin de me rinçer le palais avec un jeu un peu moins accaparant et Stray Gods était parfait. Un roman graphique qui est aussi une comédie musicale interactive, comportant plusieurs fin possibles, tout cela servi à travers des personnages de la mythologie grecque? Un jeu fait sur mesure pour moi. J’ai tout aimé.


    Bugsnax (2020)

    Terminé le 8 février 2025 (7h)

    Je n’étais toujours pas prête à me relancer dans une grosse aventure, alors j’ai démarré Bugsnax, un jeu de collection charmant où il faut attraper des insectes-collations. La conception sonore des créatures est excellente. Vraiment chouette, bien écrit, attachant et l’intrigue principale met en vedette un couple de deux femmes!


    Star Wars Outlaws (2024)

    3 – 26 février 2025 (19h, abandonné)

    Qui utilise R3 (peser sur le joystick droit) comme bouton de confirmation? Star Wars Outlaws, ça a l’air. Je lui ai pardonné, après avoir réassigné le bouton à «triangle» sur ma manette de PS5 (beaucoup plus approprié). Le jeu offre beaucoup de belles choses, comme de la bonne narration environnementale, une histoire sans Jedi (on en a eu assez de ceux-là), un petit animal de compagnie fort cute et un monde passionnant qui explore l’underground criminel de la franchise. Par contre, Outlaws n’a pas réussi à garder mon attention plus d’une vingtaine d’heures, probablement à cause des nombreux bugs, une sauvegarde automatique frustrante, et des mécaniques de combat et de furtivité trop simplistes. Dommage!


    Pokémon Shield (2019)

    15 février – 8 mars 2025 (50h)

    Shield est le premier jeu de la franchise que je touche après avoir joué à Sapphire (que je n’ai jamais terminé) aux alentours de 2008. Je me cherchais un jeu de Switch parce que je partais en tournée en Gaspésie et je voulais emmener un jeu avec moi.

    C’était très agréable de revenir après autant d’années et de découvrir que j’aimais toujours autant la boucle de gameplay de Pokémon – même si ces jeux offrent très peu de challenge. Mais on n’y joue pas nécessairement pour la difficulté; on s’y donne davantage pour le plaisir de forcer des petites créatures à être nos amies, à se battre entre elles et à vivre le reste de leurs jours dans de petites capsules rouges et blanches.


    Monster Hunter Wilds (2025)

    Commencé le 6 mars 2025 (10h)

    Les astres de Monster Hunter Wilds ne se sont pas alignés cette année pour moi, et ça m’attriste parce que j’étais quand même excitée d’y jouer. J’ai participé au test Beta, j’ai pré-commandé le jeu, je l’ai téléchargé à distance de Gaspésie pour pouvoir y jouer drette en arrivant à la maison.

    Malgré mon bon vouloir, j’y ai joué une semaine environ, jusqu’à ce que je retourne à Elden Ring (que j’avais commencé en novembre 2024 et ensuite laissé de côté pendant un moment). C’était impossible pour moi de maîtriser deux systèmes de combat aussi complexes à la fois, je finissais par me tromper dans mes boutons de manette et j’ai choisi de continuer Elden Ring. Je ne suis jamais revenue à Wilds après ça. Je garde espoir par contre. Et je continue d’écouter la titanesque trame sonore qui figure parmi mes préférées de 2025.


    Elden Ring et Shadow of the Erdtree (2022 & 2024)

    9 novembre 2024 – 12 avril 2025 (200h)

    Disons simplement qu’Elden Ring a changé ma vie (de joueuse). C’est devenu le barème contre lequel tous les autres jeux doivent désormais se mesurer.

    Le narratif est riche mais enfoui profondément dans le jeu, et doit être découvert grâce à la lecture de multiples descriptions d’items et à l’écoute de nombreux vidéos Youtube de lore (merci, VaatiVidya). Les personnages ont une teneur mythique, et leur design est fascinant. Le combat est infiniment complexe et gratifiant, avec une tonne d’armes et de constructions de personnages possibles. Le design environnemental est extraordinaire. C’est un jeu qui nourrit sans cesse la personne qui désire plonger dans son monde sans limites. En plus d’accomplir tout cela, Elden Ring est aussi, selon moi, un chef d’oeuvre visuel, qui ne cesse de nous donner des paysages à couper le souffle, et va de catacombes oppressantes au ciel parsemé de ruines en passant par une cité d’or au pied d’un arbre géant.

    Ce jeu nous met devant des obstacles de plus en plus insurmontables, mais nous donne du même souffle tous les outils nécessaires pour nous mener au triomphe. Elden Ring est rien de moins qu’une oeuvre d’art.


    Demon’s Souls (2020)

    13 – 21 avril 2025 (34h)

    Il est toujours difficile de sortir d’une oeuvre qui nous marque profondément. Quel jeu pouvait prétendre succéder à Elden Ring? Je me préparais à repartir une New Game+ , mais bien honnêtement, la magie de découvrir un jeu pour la première fois ne peut jamais vraiment être reproduite. Alors j’ai fait ce qui est souvent recommandé : j’ai joué à d’autres jeux du même développeur, From Software.

    Demon’s Souls est un remake assez fidèle du jeu du même nom sorti en 2009 qui pourrait être considéré comme le premier de la série des Soulslike. J’ai apprécié la non-linéarité des niveaux, la difficulté un peu réduite des boss de chaque région et la direction artistique maintenant reconnaissable de cette série. Le jeu est aussi très agréable à regarder, avec un boss final hors du commun.


    Dark Souls III (2016)

    Commencé le 26 avril 2025 (64h, abandonné)

    Toujours en quête d’une expérience pouvant me rappeler Elden Ring, j’ai continué avec Dark Souls III, qui au final agit presque comme un prédécesseur spirituel à ER en termes de mécaniques et de vibes.

    Le combat et le choix d’armes sont remarquables et l’histoire est pareillement cryptique et fascinante. Le level design est très raffiné et la direction artistique est magnifique.

    Là où le bât blesse en ce qui concerne Dark Souls III est la linéarité de la progression comparé à un monde ouvert comme Elden Ring. En effet, lorsque je me butais à un mur de difficulté dans Elden Ring, je pouvais aller ailleurs découvrir d’autres niveaux et devenir plus forte, alors que dans Dark Souls III, à un certain point, il faut absolument battre le boss qui se tient dans ton chemin pour progresser, ou se battre sans cesse contre les même ennemis pour monter de niveau et avoir une meilleure chance de vaincre l’adversaire, ce que je trouve moins intéressant.


    The Testament of Sherlock Holmes (2012)

    13 décembre 2024 – 9 mai 2025 (14h)

    Mon amie Karo et moi, on aime bien les jeux d’énigmes et de détectives, et donc on s’est mises à jouer à Sherlock les vendredis soirs. L’internet m’a recommandé de commencer par The Testament of Sherlock Holmes, qui était potable mais n’a pas super bien vieilli : la conception sonore est irritante, les textures sont vieillotes, les animations de personnages sont à pouffer de rire. Les solutions aux énigmes sont souvent obscures (à part les puzzles pour ouvrir les coffres, ceux-là étaient plutôt bien faits), les revirements du scénario sont un peu loufoques et la fin du jeu est interminable. Pour les fans de Sherlock, ça passe, mais sinon ce n’est pas un incontournable!


    Clair Obscur : Expédition 33 (2025)

    2 mai 2025 – 14 mai 2025 (38h)

    Je serai brève à propos du chouchou de 2025, car beaucoup d’encre a déjà coulé à propos de ce joyau. Un jeu avec très peu de défauts (l’un d’eux fut l’objet de mon premier article). Gameplay, direction artistique, narratif, musique – tous ces aspects sont excellents. J’ai très hâte de voir ce que le développeur, Sandfall Interactive, vont nous proposer comme deuxième opus. L’équipe a placé la barre très haute; je leur lève mon béret.


    Fire Emblem Engage (2023)

    4 juin 2025 – 28 juin 2025 (65h)

    Un peu comme avec Dragon Age: The Veilguard, Fire Emblem Engage m’a fait l’effet d’une doudou confortable. Les combats tactiques forment la majorité du jeu et je trouve encore ces mécaniques captivantes, même si elles suivent la même formule que tous les jeux précédents. C’est très répétitif, mais ce n’est pas un défaut; je peux écouter des balados en jouant. Le scénario est rempli de clichés et les dialogues… disons qu’il vaut mieux en rire que d’en pleurer, mais encore une fois, c’est plus attachant qu’autre chose. J’ai aussi été agréablement surprise par quelques revirements dans l’histoire (le chapitre Retreat, pour ceux et celles qui ont joué), et même émue par certaines scènes en approchant le dénouement.

    Engage n’est pas aussi ambitieux que Three Houses, et sa proposition d’un multivers où on retrouve d’anciens héros de la franchise a tellement été abusée dans les médias (c’est toi qu’on regarde, Marvel) que c’en est lassant, mais je ne peux nier avoir eu du plaisir dans cette aventure en incarnant le tube de dentifrice qui nous sert d’avatar.


    Pokémon Violet (2022)

    23 mai 2025 – 9 juillet 2025 (35h)

    C’est étrange qu’un jeu sorti en 2022 soit moins beau et moins performant que son prédécesseur. Graphiquement, ce jeu est un désastre.

    Le développeur Game Freak a voulu créer un jeu Pokémon en monde ouvert, une première pour la franchise. J’admets qu’en théorie, c’est l’aboutissement logique de ce que propose ce genre de jeu depuis les tous premiers titres, Red et Blue, sortis sur le Game Boy en 1998 (en Amérique). Mais cette promesse alléchante d’un Pokémon : Elden Ring a vite fait de refroidir nos ardeurs : l’exploration offre des récompenses médiocres, le monde est vaste mais vide, et les performances du jeu sont catastrophiques.

    Tout cela étant dit, Pokémon Violet reste une expérience qui n’est pas dénuée d’intérêt – j’ai passé la cassette, après tout – mais on pourrait le méprendre pour un jeu sorti sur la Nintendo 64.


    Baldur’s Gate 3 multijoueur (2023)

    Commencé le 13 juillet 2025 (50h, abandonné)

    J’ai déjà complété ma première partie (après quelques 180 heures) de BG3 lors de sa sortie, mais je n’avais jamais eu le plaisir de tester le mode multijoueur. Pendant plusieurs semaines, mon amie Kim (qui a fait plusieurs playthroughs en solo) et moi avons trippé avec notre groupe entièrement composé de bardes. On s’est rendues jusqu’à la fin de l’acte 1 avant de s’arrêter… et de commencer une campagne de DnD en personne!


    Blue Prince (2025)

    19 juillet 2025 – 12 août 2025 (17h, abandonné)

    Ce qui semblait être un jeu extrêmement dans mes cordes est malheureusement devenu une corvée. J’ai adoré mes premières heures avec Blue Prince, mais la nature roguelike du jeu fait que la progression vers la (les?) fin(s) du jeu requiert de faire énormément de runs, et j’ai malheureusement perdu intérêt en chemin. La majorité des gens qui jouent adorent, alors c’est un cas de «c’est pas toi, c’est moi». C’est correct! Tous les jeux ne sont pas pour tout le monde.


    Sea of Stars (2023)

    Commencé le 12 août 2025 (25h, abandonné)

    Un autre cas de vouloir un jeu de Switch pour pouvoir jouer en mode portable. J’ai emmené Sea of Stars avec moi en vacances et j’ai vraiment aimé! Un super RPG de style rétro fait par un studio québécois, Sabotage. C’est drôle, bien écrit et les personnages sont attachants, sans parler du pixel art qui est magnifique. D’autres jeux ont happé mon attention et donc je ne l’ai jamais terminé, mais c’est définitivement possible que je revienne vers Sea of Stars, surtout qu’il y a un DLC qui est maintenant disponible.


    Odin Sphere Leifthrasir (2016)

    12 juillet – 18 septembre 2025 (?h, abandonné)

    Une recommandation de mon amie Gabrielle (merci Gab!), Odin Sphere Leifthrasir est un remake d’Odin Sphere, jeu sorti en 2007 pour Playstation 2 et développé par Vanillaware (Unicorn Overlord). Quel jeu unique en son genre!

    On suit l’histoire de cinq protagonistes dont les chemins s’entrecroisent, et on finit par vivre l’intrigue du jeu à travers les yeux de plusieurs personnages. Le jeu est un hybride plateformer/brawler dans lequel on explore des niveaux en se battant contre des ennemis variés et en ramassant des resources. Pour augmenter de puissance, il faut faire pousser des baies et manger plusieurs types de nourriture, ce qui inclut aller au restaurant!

    La direction artistique est vraiment ce qui m’a accrochée au départ, car tout semble dessiné à la main, donnant un peu l’impression de lire un conte de fées. Je n’ai malheureusement pas eu la chance de terminer le jeu avant qu’il se retire de Playstation+, mais si j’ai la chance d’y revenir je le ferai avec plaisir.


    Hollow Knight: Silksong (2025)

    5 – 21 septembre 2025 (23h, abandonné)

    Silksong est un chef d’oeuvre que je ne terminerai jamais. Et c’est correct! Je respecte la vision des développeurs du jeu (Team Cherry) d’avoir créé une expérience difficile et sans compromis. Est-ce que j’aurais aimé des niveaux de difficulté plus bas pour connaître la fin de l’histoire? Sans doute. Mais j’ai fait la paix avec l’abandon de Silksong. J’ai aimé les 23 heures que j’ai passées en compagnie de Hornet, la protagoniste, surtout lorsqu’elle gonflait sa cape pour planer dans les airs.


    Sword of the Sea (2025)

    18 – 20 septembre 2025 (4h)

    Il n’y a qu’un remède lorsqu’on se bute à un jeu difficile et qu’on abandonne. Jouer à quelque chose où il est impossible de mourir!

    Sword of the Sea était la meilleure façon de se rinçer le palais après Silksong. C’est un jeu magnifique où le protagoniste redonne vie aux différentes régions du monde, tout en faisant du snowboard sur une épée flottante. C’est le deuxième jeu que je fais cette année dont la musique a été composée par Austin Wintory, le vétéran derrière la musique de Journey (l’autre étant Stray Gods: The Roleplaying Musical). La trame sonore, envoûtante, met en valeur la voix humaine, dont un choeur d’enfants – à couper le souffle.

    Le jeu peut être terminé en quatre heures; c’est une excellente expérience à faire en une fin de semaine!


    Pokémon Red (1998)

    Commencé le 1er octobre 2025 (20h, non terminé)

    Pour ma fête cette année, je me suis fait un beau cadeau et je me suis acheté un Game Boy Light. C’était un geste inscrit dans un élan de nostalgie pour les jeux et médias de mon enfance, ainsi que tous ces objets qui ne servent qu’à une chose : un Game Boy ne peut jouer qu’à un jeu à la fois, un lecteur cassette ne peut recevoir de notifications d’Instagram, un DVD ne contient qu’un film et pas l’entiereté du catalogue mondial des séries télévisées. Je partais en tournée (en Abitibi cette fois!) et je voulais emmener un jeu avec moi; j’ai choisi Pokémon Red.

    Ça m’a étonnée à quel point ce jeu a bien vieilli et que je pouvais facilement retomber dans la loop du jeu – attraper des Pokémon, les entraîner, bâtir l’équipe parfaite, vaincre le Gym du village, et au suivant – et comment ce concept n’a au final que peu changé avec les années et les nouvelles moutures. Ce n’est pas un hasard que Pokémon soit l’une des plus importantes franchises au monde en ce moment – ils ont commencé sur des bases très solides.

    On vient aussi tout juste de voir sortir la bande annonce de Pokémon Winds et Pokémon Waves (sortie prévue en 2027) et ça promet!


    Metroid Prime 4: Beyond (2025)

    5 – 27 décembre 2025 (30h)

    J’étais super excitée de replonger dans l’univers Metroid Prime – ayant adoré Metroid Prime Remastered – et la première moitié de Metroid Prime 4: Beyond m’a livré exactement ce que je voulais : une aventure solitaire où j’incarne la mercenaire silencieuse à travers des niveaux labyrinthiques, passant de puzzles en escarmouches, collectionnant des augmentations pour mon armure, afin d’accéder à d’autres niveaux labyrinthiques. La musique aussi est du parfait Metroid.

    Malade!… jusqu’à ce que le jeu te force à parcourir un monde ouvert presque vide pour ramasser des crystaux et autre babioles, nécessaires pour progresser vers la fin du jeu. D’un ennui mortel. Cette dernière section, d’ailleurs, est très courte et mène directement à la dernière confrontation, qui est assez décevante. Dommage pour un jeu tant attendu. Ça a terminé mon année de façon un peu pouet pouet.


    C’est ce qui conclut ma liste de jeux auxquels j’ai joué en 2025! J’aime beaucoup faire cet exercice. Ça me permet de comparer les jeux entre eux et de relever mes comportements de joueuse. Qu’est-ce qui m’a gardé accorchée, et qu’est-ce que j’ai abandonné?

    Quel fut mon jeu préféré de 2025? J’ai adoré retourner au Game Boy et à Pokémon Red pour une dose de nostalgie; avec mon travail de jour comme compositrice musicale qui me demande un effort intense au niveaux des méninges, j’ai apprécié revenir à la maison le soir, me mettre un balado et jouer à Fire Emblem Engage pour me vider complètement l’esprit; mais sans grande surprise, je dois donner la palme à Elden Ring et son DLC Shadow of the Erdtree. C’était une expérience transcendante. Sans joke.

    Maintenant que 2026 est bien entamée, j’ai déjà quelques jeux sous la cravate, que je compile en détail dans mon journal. On se revoit en 2027 pour une autre rétrospective! Et vous, quels jeux ont marqué votre 2025?

  • Silksong est un chef d’oeuvre que je ne terminerai jamais

    Silksong est un chef d’oeuvre que je ne terminerai jamais

    C’est bien de connaître ses limites

    Image en couverture : Hollow Knight: Silksong, Team Cherry


    Cette semaine, je vous confie que je n’ai pas le temps de get gud. À la place de me faire rudoyer par Silksong, j’ai joué à Sword of the Sea, un jeu sans aucune friction, qui est magnifique et qui m’a remonté le moral. J’ai aussi avancé ma partie de Baldur’s Gate 3 avec mon amie Kim (divulgâcheur : on a failli se faire TPK par une bande de kobolds).


    Hollow Knight: Silksong

    Capture : Philomène Gatien // Team Cherry

    J’ai un ami qui s’appelle Steve. Steve est enfant unique et a passé un bon bout de son enfance à jouer à toutes les consoles sous le soleil. Steve est ce qu’on pourrait considérer un joueur aguerri : il a des réflexes moteurs rapides, une connaissance encyclopédique de la plupart des mécaniques de jeux de tout ce qui est sorti dans les 30 dernières années, une résilience face à l’adversité vidéoludique qui a été construite sur des années de jeux impitoyables comme Zelda II: The Adventure of Link, Super Metroid, ou les fameux Dark Souls. Bref, Il n’y a pas vraiment de jeux à l’épreuve de Steve : il finit toujours par triompher.

    Silksong est un jeu parfait pour Steve.

    Pour ma part, je n’ai peut-être pas l’expérience ou les réflexes de mon ami, mais je possède une bonne force de caractère qui me permet de passer à travers de rudes épreuves. Je peux me vanter d’être venue à bout de jeux difficiles comme Elden Ring et Demons’ Souls. Quand j’ai commencé Silksong, je me disais que j’allais être capable de passer à travers si j’y mettais le temps. Je sais que je suis capable d’atteindre mes buts quand je suis déterminée.

    C’est juste que l’élément crucial qui me manque est, justement, le temps. Avec le travail, je fais de grosses semaines et quand je reviens de la job pour faire la patate, ça ne me tente pas de me mesurer à un boss 34 fois avant de réussir. Mon amie Kim (qui a aussi fait son deuil de terminer Silksong) a émis un bon point : son chum va en arracher six, sept, peut-être neuf fois avant de battre un boss. De son côté, elle devait essayer le même boss 40 fois avant de le vaincre. À un moment donné, tu te demandes si tu as encore du plaisir. Faque on a abandonné.

    Et c’est correct. Silksong n’a pas d’options de difficulté (mais sur PC quelques mods commencent à émerger!), et c’est probablement parce que Team Cherry, les développeurs, sont une équipe réduite et que c’est trop de travail de tester le jeu à toutes les difficultés pour que les modes soient équilibrés. Je respecte ça. C’est pas tout le monde qui va vouloir lire Guerre et paix de Tolstoï. Les oeuvres d’art ne peuvent pas plaire à tout le monde.

    Je suis un peu triste parce que j’aimerais savoir ce qu’il se passe dans l’histoire, mais ultimement je peux écouter le jeu sur Youtube. Je n’ai pas encore décidé, peut-être que je vais pouvoir retenter de jouer pendant les vacances de Noël. Mais pour l’instant, au revoir Hornet. C’est pas toi, c’est moi.


    Sword of the Sea

    Capture : Philomène Gatien // Giant Squid

    Je me suis alors tournée vers un jeu où tu ne peux pas mourir, où il n’y a pas de combat, et où tu utilises une épée comme une planche de surf!

    Je ne pense pas avoir énormément à dire sur Sword of the Sea, le nouveau jeu du studio qui nous a donné The Pathless et Abzu et donc le réalisateur est derrière le méga-hit critique Journey. Sword of the Sea se place définitivement dans la même lignée que ces autres jeux de par sa signature visuelle époustouflante et ses mécaniques de jeu centrées sur l’exploration de façon non-violente (The Pathless fait exception à cette règle, avec sa protagoniste archère). On y incarne un esprit de l’eau qui se fait réveiller pour redonner vie aux différents paysages du monde qui sont enfouis sous le sable.

    Je prends un moment pour souligner le super travail — comme toujours — du compositeur Austin Wintory, un vétéran de la musique de jeu vidéo qui a, bien sûr, travaillé sur Journey. Dans Sword of the Sea, j’aime beaucoup les lignes de violoncelle qui zigzaguent entre des accords chantés par un choeur d’enfants. Lien Bandcamp de la trame.

    C’est un jeu vraiment agréable et très beau à regarder et ne regrette en rien les trois heures et quart que ça m’a pris pour le terminer. En fait, ses mécaniques de jeu à la 1080 Snowboarding m’ont rendue nostalgique pour ce genre de jeux de cette époque. J’ai soudainement envie de sortir mon skate pour profiter des dernières belles journées de l’été et aller rouler sur une planche.


    Baldur’s Gate 3

    Capture : Philomène Gatien // Larian Studios

    Et pour terminer, des petites nouvelles de Fran et Nyx, les deux bardes les plus cool de Faerûn!

    Après 45 heures d’aventures, nous avons presque terminé l’acte 1. Il nous reste seulement à visiter la fameuse crèche des Githyanki, et j’ai très hâte parce que je vais enfin pouvoir progresser dans ma romance avec Lae’zel! On sort ensemble, mais quand je vais lui parler elle me salue encore avec un seul mot d’amour : «Speak.» Disons que dans les démonstrations d’affection, j’ai entendu mieux, babe.

    On a royalement pété la gueule au gardien de la Grymforge. Est-ce qu’on a utilisé le gros marteau? …Oui. On est quatre bardes, il n’y avait pas d’autre issue! On s’est fait humilier vraiment peu de temps après par la gang de kobolds qui nichent au-dessus de la crèche. Ceux qui sont pleins d’alcool et qui explosent quand on les touche avec du feu? Mon épée fait des dégâts de feu et pour une raison que j’ignore, je n’ai pas pensé changer d’arme. Oupsie!

    À chaque fois qu’on joue, je me rappelle à quel point Baldur’s Gate 3 est un chef d’oeuvre. C’est bien écrit, les combats sont équilibrés et intéressants, et il y a toujours une situation cocasse qui nous fait cramper. Cette fois-ci c’était le massacre de nos bardes par les kobolds — qu’est-ce que ce sera la prochaine fois?

  • Du fil à retordre

    Du fil à retordre

    Pensées de la semaine

    Image en couverture : Hollow Knight: Silksong, Team Cherry


    Ma partie de Sea of Stars allait vraiment bien : après une quinzaine d’heures, je commençais à bien connaître les mécaniques de combat, je rencontrais de nouveaux personnages et l’histoire prenait des tournants captivants. J’étais sur une bonne lancée. Mais quand j’ai vu que Hollow Knight: Silksong était 25.99$ sur le Nintendo eshop de ma Switch, je n’ai pas pu résister. Et, tant qu’à l’avoir acheté et téléchargé, pourquoi pas y jouer? Désolée, pas désolée, Sea of Stars!


    Hollow Knight: Silksong

    Capture : Philomène Gatien // Team Cherry

    J’ai déjà joué à Hollow Knight, le prédécesseur de Silksong sorti en 2017, mais je ne l’ai jamais terminé. Je ne me suis pas rendue très loin; je ne pense pas avoir débloqué toutes les habiletés et je n’ai définitivement pas vu toutes les zones que le jeu avait à offrir. Je pense que mon erreur fut de l’acheter sur Steam. Il fut un temps où je jouais presqu’exclusivement sur ma tour, mais depuis que je n’habite plus dans un un et demi et que je possède un salon, je me suis lentement transformée en joueuse de consoles. Mon travail se fait majoritairement à l’ordi, donc quand vient le moment de gamer je préfère m’asseoir dans un sofa. Bref! Je n’ai pas complété Hollow Knight, mais j’en ai toujours gardé un bon souvenir, en plus de savourer les histoires de Mireille, ma belle-soeur, qui a fait le tour de ce jeu à peu près trois fois et qui me racontait les combats contre des ennemis pas possibles vers la fin du jeu. Je ne suis donc pas totalement une néophyte de la franchise.

    Physiquement, j’ai l’impression que ça fait un an que je me prépare, sans le savoir, à jouer à Silksong. Voyez-vous, le 20 septembre 2024, je commençais Bloodborne, mon premier jeu de la série des Soulsborne. Moi qui ne pensait jamais jouer à ce type de jeu, qui ne pensait jamais être une « assez bonne gameuse », j’ai continué à jouer : en six mois, j’ai terminé Elden Ring et son DLC Shadow of the Erdtree, la refonte de Demon’s Souls sur Playstation 5, et j’ai presque terminé Dark Souls III. Tout ça pour dire que je suis tombée dans un trou en forme de Souls-like pendant un bout, et un trait que tous ces jeux ont en commun est qu’ils utilisent un peu tous le même langage : récompenser la prudence et l’attention au détail, et punir les joueur·euses greedy, ou cupides, bref, qui ne respectent pas le danger de l’inconnu ou qui prennent le jeu pour acquis.

    Pendant une grosse partie de l’année je vibrais à la même fréquence que ces jeux, je pouvais voir à travers la matrice, j’évitais les écueils, j’étais prudente et méthodique, j’étais dialed in. Mais là ça fait quelques mois que je ne me suis pas mesurée à un Soulslike ou un Metroidvania et ça vient de me rentrer dedans en ce dimanche matin : Silksong est vraiment tough.

    J’ai perdu des centaines de billes de rosaire (l’équivalents des souls dans Silksong) parce que je n’ai pas fait attention et j’ai été insouciante. Je me promenais sans être pleinement consciente de ce que je faisais et bam, quelques heures de progrès de perdues. C’était le dur rappel dont j’avais besoin pour me ramener à l’ordre. Ce ne sera pas de la petite bière.

    Il est trop tôt pour me prononcer sur Silksong, mais j’ai déjà hâte d’y retourner, ce qui est bon signe. Une chose est sûre, ce jeu n’est pas une petite soie et ne fait pas dans la dentelle. Assez de métaphores textiles pour vous?

    Sea of Stars

    Capture : Philomène Gatien // Sabotage Studio

    Je veux quand même parler un tout petit peu de Sea of Stars, qui, jusqu’au 4 septembre dernier, occupait tout mon temps de jeu solo.

    Comme je le disais en début d’article, j’étais vraiment en train de rentrer dans le groove du jeu. Comme pour Clair Obscur : Expedition 33, le style de jeu rôle japonais (JRPG) n’est pas habituellement mon préféré, mais il y a tant à aimer dans Sea of Stars.

    Premièrement, le jeu est magnifique à regarder. Les environnements sont à couper le souffle. On passe de falaises escarpées à des chutes tropicales; de jungles luxuriantes à des forêts automnales. Les personnages sont attachants et variés. La direction artisitque en général est remarquable.

    J’aime aussi que ce jeu ait été développé au Québec. Sabotage Studio est une petite équipe établie dans notre capitale nationale qui a fait des vagues en 2018 avec leur premier jeu The Messenger, une reprise du concept de Ninja Gaiden avec assez de personnalité pour attirer l’attention des critiques. Il y a plein de petites touches savoureuses dans Sea of Stars qui nous confirment ses origines québécoises, comme les noms de monstres (GouGoune, Bushtroo) et mon lieu favori, le temple sous-marin Antsudlo (dites-le à voix haute et vous comprendrez). Ma seule déception est que la version «québécoise» du jeu est plus une blague qu’autre chose, avec un joual tellement caricatural que ça me sort de l’expérience complètement. Je joue donc à la version «français de France», qui est très bien, même si je me sens un peu traître.

    Je ne suis pas encore complètement vendue sur la musique. Il y a de très bonnes pièces, comme Battle On! (une chance, elle joue très souvent) mais d’autres me laissent indifférente et quelques rares fois j’ai trouvé que des pièces ne collaient pas vraiment à leurs zones. Je sais par contre que beaucoup de gens aiment la trame sonore – c’est peut-être juste moi!

    Une autre qualité du jeu est qu’il respecte mon temps. Il n’y a pas ou très peu de grind (je ne saurais comment traduire ça en québécois. Broyage?) et j’apprécie ça énormément, ça permet au jeu de garder son momentum et de faire avancer l’histoire. Avec mon temps de jeu limité par mes grosse semaines au travail, ne pas avoir à se lancer dans des tâches trop répétitives est assez attrayant!

    À date, Sea of Stars est une superbe aventure. J’aimerais finir le jeu – quand Silksong en aura fini avec moi.